7e rapport de l’Enquête Nationale Confidentielle sur les Morts Maternelles (ENCMM) – INSERM – SPF

,

L’INSERM et SPF publient l’excellent rapport sur les décès maternels survenus de 2016 à 2018 en France. 272 décès ont été dénombrés sur la période, soit 11,8 décès pour 100 000 naissances vivantes, dont plus de la moitié est évaluée évitable. Ce chiffre reste constant par rapport aux périodes précédentes, malgré la priorisation de la thématique par les politiques publiques.

12,5% (34) des décès surviennent en Ile-de-France, ce qui est au-dessus à la moyenne nationale.

Outre l’enquête épidémiologique qui permet d’identifier le suicide comme la 1ère cause de décès périnatal depuis une extension de sa définition du 1er jour à une année après la fin de la grossesse, l’enquête évalue le risque lié aux inégalités sociodémographiques, à l’âge maternel, au lieu de naissance, de résidence etc., ainsi que les facteurs d’évitabilité impliqués selon les 3 catégories :

  • Le contenu des soins
  • L’organisation des soins
  • L’interaction entre la femme et le système de soins.

Le facteur le plus souvent impliqué en cas d’inévitabilité est l’inadéquation des soins prodigués.

Enfin, cette étude permet d’identifier 30 messages-clés pour mieux prévenir les décès maternels tout au long du parcours de soins pré-per et post-natal, impliquant les soignants de l’obstétrique de ville et du secteur sanitaire, les soignants d’autres spécialités, les médecins généralistes, les professionnels de l’action sociale, etc.

Pour prendre connaissance du rapport et de sa synthèse, de l’infographie des données clés et des causes de décès, veuillez cliquer ICI.